Troisième épisode diffusé sur la radio Fréquence 8.

La Boum – Le Boum de Sophie
On a tendance à l’oublier, mais ce qui fait vraiment la différence entre La Boum et les autres comédies romantiques adolescentes du genre, c’est sans conteste son origine.
Une histoire tirée de faits réelles causés par Caroline, la fille de Danièle Thompson, qui parvient à toucher toutes les générations autant par sa simplicité que son efficacité. Quelques trames nets, simples, précises. Des personnages bien marqués, et surtout un travail appliqué quand au choix des acteurs.
En effet, La Boum est le premier film de Sophie Marceau. Elle passera le casting par hasard et sera l’une des dernières à être sélectionnées. Sa grande force, c’est précisément que, par rapport aux autres enfants, elle est particulièrement naturelle. C’est ça, la magie de son personnage, de son jeu, et par extension, de ce film.
Si La Boum signe pour Sophie Marceau le début d’une grande carrière au cinéma, ce n’est toutefois pas le cas pour l’ensemble de ses collègues. Parasités par leurs différents rôles, qui leur colle désormais à la peau, beaucoup auront du mal à reprendre une carrière d’acteur, comme enchaîné à ce film même des années plus tard.
L’accident qui cause la magie du film
Le film se construit sur un ensemble de coïncidence et d’accident. Pire, rien ne va se passer comme prévu, que ce soit pendant la production ou plus tard, lors du passage en salle le 17 Décembre 1980. En effet, le single est refusé par les radios et les billets de cinéma semblent boudés par les français.
Mais si la sortie du film est un véritable bide, les jours suivants vont noter une amélioration, jour après jour, jusqu’à ce que la renommée de La Boum lui vaille le succès qu’on lui connaît. En cette fin d’année 1980, les français fredonnent Reality de Vladimir Cosma, comme un envoûtement magique qui donnera une aura intemporelle à cet œuvre.
Et alors ? ça raconte quoi ?
C’est l’histoire de Vic, une adolescente de 13 ans, qui déménage de Versailles à Paris pour suivre le cabinet dentaire de son père, François, et la carrière de dessinatrice de sa mère, Françoise.
Comme ils sont tous les deux très occupés, elle se confie, notamment sur ses amours, à son arrière-grand-mère : Poupette.
Un jour, elle est invitée à la Boum de Raoul et après moult parlementassions, parvient à y aller.
Mais finalement sur place, elle n’arrive pas à s’amuser et pense vite rentrer chez elle.
Enfin, jusqu’à ce qu’elle tombe sur Mathieu, un garçon un peu plus âgé…
Mais son histoire d’amour va se télescoper avec les problèmes de couple de ses parents, en plein orage suite à la tromperie de François…
L’oublié Inoubliable
La Boum, c’est un immense succès. Mais à l’instar de CCR, c’est aussi un film qui n’aura pas su se donner une suite. Malgré un deuxième film qui perd de sa magie, l’image de ces adolescents qui dansent dans l’obscurité hantera l’imaginaire collectif des années 80.
Plus de 40 ans plus tard, il ne reste de La Boum plus que l’image d’un film un peu cucul, qui s’amuse à jouer dans la cour des grands. On oublie sûrement un peu trop facilement que si cette image reste en tête si efficacement, c’est parce que, malgré tout, c’est du cinéma.
Certes, le romantisme adolescent est très loin d’être à la mode, au profit de films plus violents, érotiques, aventureux, ou tout simplement plus accessible. Les spots lumineux des années 80 laissent une odeur de gomina et de laque qui peine à passer le jugement d’un public habitué aux productions sur mesure.
Alors oubliez vos préjugés et retournez découvrir La Boum !


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